Sujet :
Un nouveau vient d’arriver à l’école, suscitant l’hilarité générale : outre le fait qu’il présente des épis indomptables, le malheureux Basile Tambour bégaie lamentablement. D’abord amusé puis un peu honteux du comportement des élèves moqueurs, Ferdinand Pompon compatit de plus en plus aux malheurs de « Bogueugueu ». Ce dernier parviendra-t-il à trouver sa place dans l’école et à s’y faire des amis ?
Commentaire :
Un sujet douloureux que celui du bégaiement. L’intérêt réside ici dans l’angle de vue adopté : celui d’un écolier du même âge que Ferdinand. Avec des mots justes et sans détour, dans un langage très familier, il décrit la souffrance croissante de celui qui, moqué par ses pairs et incompris de beaucoup (même de la maîtresse), entre dans un engrenage d’isolement et de mensonges, pour ne pas avoir à prononcer de mots sur lesquels il butte, et moins se faire remarquer.
L’issue est positive, et l’ouvrage peut être prétexte à une discussion sur tous les types d’exclusion.
Le texte, de langage courant, est écrit en petits caractères, parfois sur des fonds colorés. Les illustrations un peu caricaturales, au trait noir et aux touches de couleur vives, mettent l’accent sur les visages, grossis pour être plus expressifs.